mardi 19 mai 2009

shuroo - 4

Ce qui a été fait au dernier cours, le 18 mai.
J'ai, là encore, rencontré cet obstacle qui surgit toujours à un moment ou à un autre: la peur, toute bête. La peur de changer, de bouger de déranger ce que j'ai déjà fait etc…vouloir rester avec le connu plutôt que de risquer de perdre ce que j'ai atteint !
Bien sûr, ce n'est qu'une peinture mais j'ai appris depuis le premier groupe avec Meera que la peinture est le reflet de ce qui se passe en moi. Cette peur de changer, de faire un pas qui va déranger un certain ordre…qui m'emmène dans l'inconnu… bien sûr, je le fais, ce pas. Et du coup d'autres possibilités naissent, l'espace s'élargit et je respire. Mais c'est toujours à re-faire…
Donc, voici la progression de la journée.

photo 1
J'ai travaillé tout d'abord sur le fond: il faut plus d'épaisseur. Le sensei dit "ne sois pas timide ! vas-y !" Donc, ajout de couleur verte vers le bas.
Application à l'éponge (petite éponge naturelle que j'ai rapportée de France: 4 dans un sachet. Il m'en a donné une) tout au long de la journée. Il a même utilisé cette technique avec les autres élèves ! Il faut dire que ça donne un bel effet. Mais c'est extrêmement gourmand en pigment. On ne laisse rien dans la coupelle!


photo 2
travail sur les fleurs: jaune kimidori et Lemon par dessus les grapes aussi bien que les feuilles, car le fond étant différent on a un effet différent (!).


photo 3
Sensei a ensuite rajouté du jaune yamabuki à l'éponge, en empiétant sur les grapes et le tronc (en haut de la peinture). Il y a alors un estompage des lignes.


photo 4
ajout d'un mélange de Taishya et de kuricha dans le bas à droite. La limite du tronc est de plus en plus floue.


photo 5
dernier ajout: mélange karuishi et nikawa, simplement. Sensei avait un fond de coupelle avec de l'or et il a donc utilisé ça. Appliqué ici et là (là où il y avait des coins blanc-bleutés). En séchant ça devient un gris très clair. Il faut donc faire attention mais on peut en enlever en mouillant et absorbant ensuite avec un mouchoir en papier.


Et voilà, la journée s'est terminée là.
Pour le prochain cours, je dois encore travailler le fond: ajouter du bleu ciel et du vert clair wakaba (ce qui veut dire "jeune herbe). Je pourrai ensuite poser les feuilles d'argent. Je n'ai pas encore une idée très claire de ce que je veux au final. Mais je ne pourrai faire les fibres qui s'échappent du tronc que lorsque le fond sera fini.
Je dois aussi travailler les fleurs.
Cette peinture est encore un défi et j'ai appris une technique nouvelle avec l'éponge. Je vais aussi apprendre à travailler sur l'argent. Ça, ça me plaît! Cette fois, sensei a pas mal mis la main à la "pâte"… je n'aime pas trop mais ça aide !!

1 commentaire:

Petit Page a dit…

Shiiiiiiiii...ôkiku natte imasu!

Le Petit Page, qui suit à petit pas l'évolution du palmier...